Changer pour se renouveler

Lorsque les circonstances de la vie nous entraînent sur d'autres chemins. 

Je suis Patrick l’alias du Père Le Roïc ou inversement.

Je ne sais pas précisément qui, de mes compagnons, a commencé à m’affubler de ce surnom, à travers les réseaux, mais je l’ai adopté. Je ne sais pas si ce qui suit est un article, un édito, une compilation de pensées ou toute autre bizarrerie sémantique, mais j’avais envie d’aligner des mots. Peut être te donneront-ils envie de faire autre chose ou de changer de cap en mettant les voiles vers d’autres horizons. Mais dans tous les cas cela m’a profondément amusé de les écrire très sérieusement.

Comme dit l'autre tous les goûts sont dans la nature.
Et une beurre sucre une. Une jambon œuf fromage...
Un food truck, une crêperie traditionnelle, des événementiels...

Mais en attendant rien ne vaut que de changer pour se renouveler.

CHANGER POUR SE RENOUVELER

Peut être même celui d'une nouvelle vie pour toi comme la plupart de ceux que j'ai "formés" (plutôt accompagnés).
Un futur bouquin à mettre en œuvre tellement j'ai cette chance de faire de belles rencontres.
Plus de 400 compagnons formés dans mon atelier depuis 2012-2013 !
Qui sont « mes » compagnons crêpiers ?
Oui oui ils sont à moi je tout seul. (Quel plaisantin le père Le Roïc)

Ils ont tous un point commun mes compagnons.

Ce sont des chasseurs!
Des chasseurs de routine. Comme toi certainement et moi assurément ils ont conscience de ne détenir qu’une seule vie pour l’instant. Du moins terrestre.
Pour le reste, je ne sais toujours pas et je ne m’interroge pas de trop non plus.
Pas vu, pas pris !

Alors à un moment ou à un autre, il devient comme une évidence qu'il faut changer son mode de vie. Changer de logiciel comme disent les gens instruits de l’ENA.

La "Lifestyle" est à la mode.
Bien sûr, je reçois aussi quelques professionnels de la cuisine.
Mais la grande majorité des personnes (les futurs compagnons) représente tous les métiers.

Les professionnels de la santé en représentent un bon quart.
La santé étant malade d’elle même et ses merveilleux professionnels prématurément usés. L’enthousiasme n’est plus là et les questions sont toujours sur la table.
Même la vocation n’y suffit plus. (Je ferme la parenthèse)

Pour la plupart l'idée de faire des crêpes et des galettes s'est imposée comme une alternative à une activité professionnelle devenue pénible et routinière.
Ou bien encore qu'un incident de la vie perso change la distribution des cartes.

Les crêpes et les galettes parce que c'est "simple" et conviviale.


Conviviale certes, mais "simple" pas tout à fait car c'est un vrai métier de bouche, avant tout. Ce qui implique un certain respect des règles, entre autres, des métiers de la restauration. (HACCP)


Maintenant, il n'est pas nécessaire d'être déjà un grand cuisinier pour devenir un bon voire un très bon crêpier.

Mes "compagnons" n'avaient, pour la plupart, jamais tenu un rozell (râteau) entre leurs doigts. Aimer la cuisine familiale, de tous les jours, est un bon atout pour y trouver du plaisir.
L'un de mes "stagiaires" (je préfère dire compagnon) m'a dit un jour :
"ce que j'aime, dans ta formation Patrick, c'est que tu nous laisses essayer pour voir.
Chez toi c'est le close-up et pas la grande illusion à dix ou quinze sur une session".


Il sait de quoi il parle celui-ci. Il est aussi prestidigitateur parmi ses nombreuses expériences professionnelles. A comprendre, qu’il faille toujours avoir plusieurs atouts dans les manches de la vie n’est pas pour me déplaire.

CHANGER DE VIE ET DEVENIR CRÊPIER(E) !

Nous avons tous de bonnes raisons de changer de métier ou de vie à un moment ou à un autre de nos existences.
Je l’ai fait, moi même, à plusieurs reprises. Je fus coursier, cheminot, commercial en produits du bâtiment, vendeur d’espaces publicitaires, organisateur de salons professionnels, consultant…et enfin crêpier et Coach Crêpier (J’aime bien dire ça)

Que ce soit pour devenir effectivement crêpier ou “charcutier ébéniste” les questions envahissent notre boîte à neurones autrement appelé le cerveau.

Deux grandes catégories de candidats au changement, pour faire simple, viennent partager quatre jours avec moi dans mon atelier à Saint Nazaire. (44600)

La première catégorie est celle des "je monte des business" et ils vont là où ça marche.
Ils zappent quand il faut et s’il le faut. Des opportunistes qui aiment jongler y compris avec le risque financier.

Ils sont capables d'ouvrir une pizzeria ou une crêperie comme de se lancer dans l'immobilier... Même pas peur !

Quand ils ont besoin de se former, ils recherchent du factuel. Il ne faut que la formation dure trop longtemps et que cela soit du concret. Ce sont des autonomes !

Ils peuvent donc arrêter de me lire ici car ils n'ont pas besoin d'être rassurés.
Lis quand même si tu fais partie de cette catégorie. Ne sait-on jamais !

Et la seconde catégorie est celle des " Je ferai bien autre chose mais..."
Ce sont les trois quarts des compagnons que j’accompagne dans mon atelier.
Je les appelle les enthouxieux*

(*Appellation déposée Le Roïc pour le mariage des enthousiastes et des anxieux qui sont parfois les mêmes)

Pour eux le virage à prendre peut paraître plus compliqué pour tout un tas de "bonnes" comme de "mauvaises" raisons. Ils ont besoin de vérifier, de valider, d'être rassuré et entendu... mais surtout d’être accompagné.

Les enthouxieux sont bien tentés de changer de vie professionnelle ou de vie tout court.

• Un peu par ras le bol.
• Parce que le métier actuel n'est plus ce qu'il était.
• Que l'âge avance et que la vie passe.
• Qu’on a qu’une vie et que…..
• Que les enfants sont grands.
• Ou qu'un événement familial ou de santé vienne perturber l’existence qui paraissait pourtant toute bien tracée.
• Et cætera


ET TOI OÙ EN ES-TU ?
Dans la première ou de la seconde catégorie ?
Et si ça se trouve t'en fait partie des enthouxieux. Mais sois rassuré c'est une bonne "maladie" comme il y a le bon et le mauvais cholestérol. Ouf !
En fait peu importe, car ce qui rassemble c'est deux typologies dans mon atelier c'est l’envie commune d’apprendre la cuisine des crêpes et des galettes.

Très souvent totalement néophytes du râteau les uns et les autres.
Des débutants de première classe.

J'ai installé un petit rituel autour d'un café ou d'un thé dès le premier jour de la formation pour faire connaissance. Je demande à chacun de mes nouveaux compagnons de nous dire deux mots ( les grandes lignes) de son projet.

Ce n’est pas juste pour faire connaissance comme ils le pensent.
Mais bien pour aller chercher de l'info pour donner « du sens » à nos quatre journées.

Qu’est ce qu’il y a,là haut , dans leurs boîtes à neurones ? C’est la question.
Le projet de chacun est-il bien arrêter ?

Coller au plus près des attentes de chacun ; voici ce que je recherche pour ces quatre prochaines journées.

Et bien là où je dis que tout le monde se retrouvent, c'est dans les questions posées et les réflexions qui fusent.

On ne va pas refaire la liste d’autant que je peux aisément en trouver encore deux paquets de dix pour le fun. Ne comptent pas ça fait vingt.

Tu en as un extrait sur la première page du site.
.
Droit au but, comme ce que tu viendras chercher, si d’aventure, tu venais te former auprès du père Le Roïc.

Tout cela est bien légitime lorsque que l'on avance en terrain inconnu.
Peut être « rêvé » mais tout de même inconnu ce métier de crêpier.

Entre l'envie, le rêve et la réalité c'est parfois le grand écart.

Autant, le spécialiste du business et de la création en tout genre n'hésite aucunement à se jeter à l'eau, qu’il n'en est pas moins un parfait débutant devant les crêpières.
Et avec les mêmes questions soulevées.

Son seul réel avantage c’est qu’il a déjà créé au moins une entreprise. Qu’il sait nager dans les méandres du parcours de la création.

Pour les autres, et peut être en fais tu partie, c'est une autre paire de manches car il faut faire un grand saut, voire un joli plongeon pour oser changer.

Prépare ta tenue de bain je vais te partager mon secret.
Plongeons joyeusement...

Quand j'hésite à me lancer dans une idée, un projet… j’ouvre l’un des tiroirs de ma grande et mystérieuse armoire à neurones. Mon cerveau semblant parfois en léthargie me donne souvent une clé pour me relancer.

Je t'avais dit de préparer ta tenue de bain.
Allez on y va ! Au risque de faire un plat...

Cela n’a de sens que pour moi bien sûr, mais je suis fortement convaincu que chacun peut légèrement creuser et trouver en lui de superbes ressources.

Alors si ça peut t’aider !

Bien sûr c’est une image mentale mais les faits eux sont bien réels.
Je la provoque cette image mentale à chaque fois qu'il me faut prendre une décision qui me semble importante, engageante...

Lorsque je me pose trop de questions ou que j’hésite encore et encore...
Je ne pense pas à Francis CABREL, sur ce coup là, mais à ma dynamique image mentale.

Dans l’un de ces tiroirs une enveloppe sur laquelle est écrit :

« Le coup du plongeoir ».


Retour vers le futur et j’ai à nouveau quatorze ans.

A l’âge même où je vais réaliser, quelques semaines plus tard, mon tour de Bretagne en Mobylette et finir avec une crêpière sur le porte-bagages. Pas une dame mais le ou la libig. Tu sais, cette plaque ronde sur laquelle tu feras de belles crêpes et galettes.

Mais qu’elles soient surtout bonnes !
Il me faudra raconter cette autre histoire qui a fait certainement naître le père Le Roïc.

Alors ce plongeon !

C'était une fin d'année scolaire au collège (vers 1972-73).
J'allais brillamment obtenir mon BEPC (brevet des collèges) au rattrapage d’une part et au bénéfice de l'âge "avancé" du garçon d’autre part.

Deux redoublements (CM2 et 5ème) m’offraient une certaine maturité physique vis à vis des copains de classe. Je crois bien même qu’à cette époque là, je devais avoir des tablettes de chocolat en place des abdominaux. Depuis j’ai inversé l’ordre des choses.

J’avais juste envie de me le rappeler car elles sont si loin désormais ces années enchanteresses comme les tablettes en question. Désormais le chocolat ce n’est que pour les crêpes.


Une sortie piscine en cette fin d’année au calendrier scolaire.

Pour briller devant les filles, je plongeais des trois mètres avec appel en bout de planche. Saut de l'ange et tout et tout... comme j'en avais l'habitude. Truc du parfait petit frimeur prépubère qui fume des clopes pour faire plus viril.

Et que tu remontes ton slip, de frimeur, sous l'eau pour ne pas te taper la honte en remontant l'échelle du bassin.

La piscine s’apprêtait à fermer et nous devions donc évacuer la fosse à plongeon où je me trouvais.  Alors, je décidais de passer à l’étage supérieur. Du trois au cinq mètres pour finir en héros aux yeux des belles demoiselles.

Deux petits mètres de plus et toutes les filles se pâmeraient ou tomberaient dans les pommes. Une plaisanterie pour moi que cette affaire là !

Plus personne dans la fosse et pratiquement tous les regards sur moi. Surtout ceux des belles jeunes filles. Et pourtant !

Plus une seule ridule ne troublait la surface de ce bassin vidé de ces ados bruyants.

Donc pas une petite vaguelette en surface. Je distinguais alors chaque petit carreau bleu du fond de la piscine. Cela en augmentait encore d’avantage l’impression d'une grande hauteur. Comme si je m’apprêtais à me lancer de plus de dix mètres.

Et surtout, le sentiment de plus en plus inquiétant de me trouver ridicule à l’idée de renoncer par la peur. Redescendre par l’échelle à l’étage inférieur m’aurait rendu piteux.
Pire qu’un poisson d’avril dans le dos !

Un grand moment de solitude. Comme le poisson rouge, de mon amie Cricri devenu tout blanc dans son petit aquarium. Lui, il s’en fout du ridicule, il est tout seul !

Je dois mon salut à ce maître nageur qui monta me rejoindre car il comprit, je le suppose encore, mon embarras. Je lui racontais “ma peur” de faire un plat douloureux ; et à demi mot ma trouille grandissante !

Il m’expliquait calmement la technique “simple” du premier plongeon réussi.
Et juste, me disait-il, pour me montrer la bonne technique au bord du plongeoir.

Il me demanda de joindre les mains au dessus de ma tête, puis de mettre ma tête entre mes bras ainsi tendus. Ensuite, il me fit me pencher vers l’avant. D'une petite poussée délicate dans le bas du dos me fit m'élancer.

Mon premier vrai plongeon s'exécuta ainsi.
Plus facile qu'il n'y paraissait et j'en fus le premier surpris. Je revois encore son pouce tendu vers le ciel lorsque je sortis la tête de l’eau. Il m’invita à remonter et nous plongeâmes ensemble. Facile !

C’était moins compliqué qu’il n’y paraissait. Je ne me rappelle pas si alors je frimais encore mais j’étais fier d’avoir osé. Merci Monsieur le maître-nageur.


J’ai désormais dépassé la soixantaine et c’est toujours là dans ma boîte à neurones.

Cette petite histoire tout simplement pour te dire que je comprends qu’il n’est pas toujours facile de se décider ou de faire un choix.

Et parfois c'est une rencontre qui t'aide à y voir clair.

C'est peut être pour toi en choisissant mon atelier pour te former au métier de crêpier.
Et si je devenais ton maître nageur ? Ça va être du joli dans la pâte à crêpes.

Changer de vie ou de métier. Ça t’appartient et seul toi peut le décider. Normalement !

La famille et les amis t’encourageront de leurs bons conseils.  Mais ils confondent, par bienveillance ou par amour, bien souvent l’accélérateur avec le frein.

• C’est une bonne idée mais si ça ne marche pas…
• T’as un bon boulot pourtant...
• T’as un salaire assuré même si c’est pas le Pérou…
• Faut au moins que tu puisses …
• Tu sais le commerce c’est dur…
Et caetera. Et moi d'ajouter "et ta sœur" et là aussi quelques paquets de dix.

DÉCIDER PAR CHOIX
Deux manières de voir les choses selon moi.

• Tu veux juste savoir faire des pâtes et tourner et le reste tu t’en débrouilles…
• L’accompagnement ce n’est pas le plus important à tes yeux
• Cela ne te dérange pas d'être dix ou douze sur une même session.
• Tu cherches une formation "Low cost" et si possible au plus près de chez toi.

Nous nous quittons ici parce que je ne sais pas répondre à ces attentes.

CHOISIR UNE FORMATION DE CRÊPIER
Tu n’en feras certainement qu’une dans ta vie alors choisis la bien !
Soyons clair ! Tu n’as pas besoin de moi pour apprendre à tourner.
Je n’ai jamais suivi de formation pour devenir crêpier.
Il faut entre quelques heures et deux jours pour savoir bien tourner.
J’ai, moi aussi, décidé de faire autrement et surtout de ne pas faire comme les autres.

Comment ça se passe chez le père Le Roïc ?
Tout d’abord ce n’est que 4 personnes par session.
4 jours d’accompagnement par session.
Je n’ai jamais pu entendre, et encore moins comprendre, que l’on soit nombreux sur une session pour un accompagnement quasi sur mesure.

Je sais ce que tu viens chercher !
Et je te donne raison si tu veux participer à une session dans mon atelier :

• Pour venir chercher les bonnes réponses à tes questions.
• Pour remplir ton cartable des bonnes pratiques et astuces culinaires de Patrick
• Pour étudier ensemble ta future carte
• Pour adapter ta cuisine à ton projet (crêperie traditionnelle, foodtruck...)
• Pour lister le “matos” mini pour démarrer
• Pour te dire surtout comment éviter les erreurs du fougueux débutants
• Pour que je te conseille le "How to do" pour ton ouverture sans stress.
• Pour te conseiller en t’écoutant (C’est plus facile à quatre.T’en conviens)
• Pour le côté pratico-pratique pour aller à l’essentiel de la cuisine des crêpes et des galettes.
• Pour te raconter toutes les conneries que j’ai fait dans ma propre crêperie.
• Et aussi pour s'amuser à apprendre sinon c'est pas drôle.
• Parce que tu donnes ta confiance à celui qui a fait déjà ce parcours en solo.

La suite est forcément une autre histoire. Ton histoire!

Alors, si je ne peux prendre une décision à ta place pour changer de vie ou de métier je suis, par contre, très à l’aise pour te conseiller de ne jamais abandonner un projet.
Le reste, tu le sais déjà par la documentation que tu as téléchargée et les vidéos que tu as visionnées. (ou à venir)

La formation des Compagnons crêpiers Le Roïc est différente et à chaque temple son marché. C'est à toi de choisir !

Aller à l'essentiel ! Comprendre qu'il n'est pas nécessaire de tout apprendre mais de savoir réagir. Ceci est valable, par ailleurs, dans beaucoup d’autres métiers. Connaître les trucs et les astuces, les fameux Tips and Tricks des Anglais, pour ne pas se planter dans ton futur nouveau métier si tu deviens crêpier.

Chaque projet, ou idée de projet, est important et mérite une écoute active et que tu reçoives tous les conseils judicieux pour la bonne marche de ta future entreprise.

Bon maintenant c'est toi qui décide. Je ne vais tout de même pas aller te chercher avec l'avion présidentiel sinon ça va encore jaser...

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout et peut être à bientôt et une très belle journée.


Patrick ou Patrig en Breton

Le père Le Roïc


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